Olivier Roland, itinéraire d’un entrepreneur pas commes les autres

Olivier Roland décide de quitter l’école à 18 ans pour créer son entreprise. A la clé de cette initiative, il y avait pour lui « plus de liberté, des sensations merveilleuses, une aventure peu commune et aussi plus de responsabilités, y compris celle, malgré toutes les préparations faites, d’envisager l’échec ». Il devient alors un entrepreneur surmené avec, et c’est lui qui le dit, « un équilibre désastreux entre vie professionnelle et vie personnelle ». Fort de cette expérience et éclairé par la lecture de livres qui l’ont inspiré, il changera sa vision de l’entrepreneuriat. Retour sur l’itinéraire de cet entrepreneur pas comme les autres…

 

1995 : à 14 ans, il investit ses économies pour acheter son premier PC.

 

1999 : surnommé le « petit génie de l’informatique », il remarque avec un ami le manque consternant de sociétés proposant du dépannage informatique à domicile. Ils ont alors l’idée de proposer d’offrir ce service pour les particuliers. Ils n’ont que 18 ans et aucune idée de la façon dont il faut créer et gérer une entreprise. Ils décident donc de tester le concept sur le terrain en investissant environ 60 francs dans une petite annonce dans un journal gratuit local, proposant du dépannage à domicile pour 100 francs de l’heure.
Résultat : après un mois, ils réalisent 5 000 francs de chiffre d’affaires. C’est le déclic qui le décide à arrêter les études et à créer son entreprise. Olivier a donc un bac moins deux.

 

2000 : trois mois avant de créer son entreprise, il se dispute violemment avec mon père, au point qu’il le jette dehors. Il vit quelques semaines chez des amis et de la famille, puis déniche un emploi à mi-temps dans une crêperie qui lui permet de se payer son premier studio.
Après un an à travailler sur le dossier et à se faire aider dans le réseau d’accompagnement à la création d’entreprise à Lille, il réunit finalement les financements nécessaires et démarre officiellement Hypro le 3 juillet 2000. Six mois plus tard, il est au bord de la faillite.

 

Début 2001 : lentement, le nombre de clients augmente néanmoins car il fait du bon travail et le bouche-à-oreille  s’enclenche, mais pas assez vite pour régler sa plus grande urgence : sans un apport d’argent immédiat, il va devoir mettre la clé sous la porte. Celui qui s’était rêvé chef d’entreprise réalise alors que la transition depuis le « métier » de lycéen n’est pas si facile. Mais il ne baisse pas les bras et contacte des dizaines de professionnels pour leur faire part de son problème.
Le directeur d’une structure qui avait financé la moitié de ses prêts entend son appel et pense que le business model est viable et que son problème est un simple problème de trésorerie. Il lui obtient un autre prêt qui s’avérera suffisant pour le faire sortir la tête de l’eau le temps nécessaire pour atteindre le seuil de rentabilité.
C’est à ce moment-là qu’il découvre l’importance de ce principe pour un entrepreneur : mieux vaut prendre le taureau par les cornes plutôt que de faire l’autruche.

 

Automne 2001 : après avoir vivoté tant bien que mal, un de ses clients lui donne un conseil qui va changer sa vie à tout jamais et asseoir définitivement la rentabilité de son entreprise : il lui explique que l’argent ne réside pas dans les « coups » mais  dans les ventes récurrentes. »
Plutôt que de proposer uniquement des prestations de dépannage aux entreprises, il décide alors de leur proposer également des contrats de maintenance régulière ! Et ça fonctionne : il peut enfin se payer le SMIC !

 

2003 : il gagne alors 2 000 euros par mois et embauche son premier employé.

 

2005 : après s’être éclaté comme un fou à développer son entreprise, il commence à se rendre compte que bosser 60 ou 70 heures par semaine n’est pas idéal pour son épanouissement personnel. Il cherche un moyen de s’en sortir et constate que l’entreprise qu’il a créée pour être libre est en fait une prison dorée. Que faire ? Il lui faudra deux ans pour chercher et trouver la solution.

 

Fin 2007 : un ami lui parle d’un blog de développement personnel qui fait fureur aux Etats-Unis. Un nouveau monde s’ouvre alors à lui…
Il découvre aussi que certains blogueurs anglo-saxons ont fait de leur blog une véritable entreprise, qui leur permet de vivre de leur écriture, parfois très bien, et surtout qui leur permet d’être complètement libres géographiquement parlant puisque leur entreprise peut être gérée de n’importe où sur la planète du moment qu’ils ont une connexion Web.
Il démarre donc immédiatement son premier blog, sur un sujet qu’il connaît bien : les nouvelles technologies.

 

Mi 2008 : malheureusement, le succès n’est pas au rendez-vous comme il l’avait espéré : après six mois de travail, il a gagné exactement $ 16,38 euros. Pas exactement un chiffre d’affaires d’entreprise.  Au même moment, il lit un livre pratique parlant d’entrepreneuriat, au titre frappant : La semaine de 4 heures. Ce livre change radicalement sa vision de l’entrepreneuriat alors que cela fait déjà huit ans qu’il dirige une entreprise. Il se met en quête d’autres livres exceptionnels. Il se met en quête d’une liste des meilleurs livres de business et il tombe sur une liste de lecture admirablement sélectionnée dont une proportion stupéfiante des livres qu’elle contient allaient changer ma vie : le « Personal MBA ». Accessoirement, c’est cette liste qui lui donne l’idée de lancer son blog qui va assurer son succès en ligne : Des Livres Pour Changer De Vie.

 

Fin 2009 : le revenu de son blog passe soudainement de 300 à 3 000 euros par mois car il a fini par demander à son audience le produit qu’elle voulait. La réponse : une formation pour les aider à créer leur entreprise. Il crée donc ce produit, qui répond parfaitement aux attentes des futurs entrepreneurs, car il les connaît bien. Cette formation se vend bien, très bien.

 

Mars 2010 : après avoir mis le paquet dans la promotion de cette formation et notamment mis en avant les premiers retours positifs des clients, le chiffre d’affaires passe à 14 000 euros par mois. Enfin un vrai CA d’entreprise !

 

Septembre 2010 : après avoir viré les clients les plus casse-pieds et vendu un tiers du portefeuille client, il confie le reste à ses employés et sors pour la première fois d’Europe pour aller à l’autre bout du monde pendant un mois.
C’est décidé : il va voyager. Beaucoup. À son retour, il vend le reste de mon entreprise.
Cinq ans plus tard, il a voyagé aux quatre coins du monde et adore sa nouvelle vie.

 

Début 2016 : ses quatre principaux blogs et sa chaîne YouTube aident plus de 400 000 personnes chaque mois à trouver des livres pour changer leur vie, à être plus heureux et plus zen dans leur vie, à gagner plus d’argent, à être plus productif et avoir plus de temps pour eux, leur famille et leurs amis.

 

Son livre, Tout le monde n’a pas eu la chance de rater ses études, paru en septembre dernier,  s’adresse « aux iconoclastes, aux rebelles qui comme lui rêvent d’autre chose que la routine ennuyeuse d’un salarié et d’une retraite mortelle qui n’aura lieu que lorsque la plus belle part de notre vie sera passée, à ceux qui doutent de la capacité du système à nous offrir autre chose qu’un petit quotidien confortable en cas de réussite, à ceux qui ne se retrouvent pas dans ce système et qui n’y brillent pas, à ceux qui veulent vraiment vivre leur vie à fond, sans attendre un hypothétique lendemain qui chante. »

 

Celui qui prône que « l’entrepreneuriat et l’auto-éducation sont deux moyens géniaux pour sortir du étudesdiplômes-métro-boulot-dodo » vous montrera comment les utiliser au mieux. Vous apprendre à sortir du système en minimisant les risques, à tirer votre épingle du jeu tout en vous amusant, à vivre votre vie à fond et peut-être à pouvoir dire à la fin « j’ai vraiment vécu » : voici la mission que s’est donnée cet entrepreneur pas comme les autres…

 

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